Pourquoi partir des risques métier pour vos actions de sensibilisation ?

NOTRE HISTOIRE
SOLUTIONS
PROJETS
BLOG

On peut présenter un risque.
On peut rappeler les règles à respecter.
On peut répéter les consignes encore et encore (même pendant vos actions de sensibilisation).

Mais est-ce vraiment suffisant pour que les équipes retiennent durablement les messages de sécurité ?
Pas toujours. Et vous savez pourquoi ?

Parce qu’une consigne répétée n’est pas nécessairement une consigne assimilée.
Pour qu’elle soit véritablement intégrée, il faut aussi pouvoir la confronter à une situation concrète.

Les travaux consacrés à l’apprentissage soulignent d’ailleurs depuis longtemps l’importance de la pratique et de l’expérimentation. C’est le principe de l’apprentissage par l’action, ou learning by doing. L’étude du National Training Laboratories avec la Learning Pyramid est claire :

on retient 5 % de ce que l’on écoute et 75 % de ce que l’on fait.

Alors, plutôt que de rester dans un discours autour des risques, pourquoi ne pas donner aux équipes l’occasion de les expérimenter ? C’est précisément l’intérêt de l’apprentissage par l’action : transformer une consigne théorique en expérience concrète, directement connectée au quotidien des équipes.

 

#PARLER DU RISQUE, C’EST BIEN. L’EXPÉRIMENTER, C’EST MIEUX. 

Un risque évoqué de façon trop générale peut rapidement paraître lointain ou abstrait. En revanche, lorsqu’il est présenté à travers une situation réellement rencontrée par les équipes, il prend immédiatement une autre dimension. 

Par exemple, évoquer les risques liés à la manutention n’aura pas le même effet que de confronter les collaborateurs à une situation de manutention qu’ils vivent réellement, avec leurs contraintes, leurs habitudes et leurs automatismes. 
Le quotidien professionnel devient alors le point de départ de la sensibilisation. 

Les participants peuvent se reconnaître dans la situation, interroger leurs propres réflexes et surtout se poser la question : « comment est-ce que je réagirais si je me retrouvais dans cette situation ? » 

L’objectif n’est donc plus uniquement d’identifier un risque ou de mémoriser une règle, mais de se préparer à adopter la bonne réaction lorsqu’une situation réelle se présente. 

Chez EOS, notre approche de la gestion des risques s’appuie sur deux axes complémentaires. 

  • Le premier consiste à agir directement sur le risque et les situations dans lesquelles il apparaît, afin de mieux les comprendre et de développer les bons comportements pour les prévenir. 
  • Le second s’intéresse à l’individu et à sa capacité à mobiliser ses ressources pour sécuriser ses propres actions comme celles du collectif. 

C’est notamment dans cette logique que s’inscrivent nos ateliers consacrés au facteur humain ainsi que les TOP (Techniques d’Optimisation du Potentiel). 

Une action de prévention EOS

#S’APPUYER SUR LE TERRAIN POUR CONSTRUIRE LA SENSIBILISATION  

L’objectif n’est pas simplement de proposer une animation « sympa » qui fait référence au métier. Il s’agit de partir des situations réellement rencontrées pour en faire de véritables supports de sensibilisation. 

Enquête autour d’un accident, mise en situation, challenge ou scénario inspiré du quotidien : ces différents formats donnent aux équipes l’occasion d’observer, de réfléchir et d’échanger à partir de situations auxquelles elles peuvent réellement être confrontées. Car chaque métier comporte ses propres contraintes, ses habitudes de travail et ses facteurs de risque. Il ne peut donc pas exister une sensibilisation standard, efficace de la même manière pour toutes les équipes. 

Chez EOS, nos ateliers sont construits en fonction des problématiques et des réalités du terrain, en collaboration avec l’entreprise. Les contenus peuvent ainsi être ajustés aux postes de travail, aux pratiques des collaborateurs et aux risques auxquels ils sont exposés. Selon les objectifs, les participants peuvent par exemple enquêter sur les causes d’un accident à travers une enquête immersive. D’autres formats les confrontent à des situations liées à la vigilance partagée, à la prise de décision ou permettent d’aborder la prévention de manière collective et participative comme les Ors de la prévention. 

Dans chaque cas, les ateliers permettent de faire apparaître les réflexes, les automatismes et les difficultés susceptibles de se manifester dans le quotidien professionnel. 

Sébastien anime le débriefing EOS

#LE DÉBRIEFING POUR ANCRER LES RÉFLEXES 

Pour que la situation expérimentée pendant l’atelier ne s’arrête pas à l’expérience elle-même, le débriefing constitue une étape déterminante. Il permet d’analyser les choix effectués, de confronter les différents points de vue et surtout de rapprocher l’expérience vécue des situations rencontrées au travail. 

L’enjeu est alors de permettre à chacun de repartir avec une réflexion concrète : 
« Je pourrais être confronté à cette situation. » 
« Cette situation, je l’ai déjà vécue. » 
« Si cela se reproduit, je saurai comment réagir. » 

C’est cette transition entre l’expérience vécue pendant l’atelier et les situations réelles de travail qui permet à la sensibilisation de prendre tout son sens.
De plus,
l’expérience partagée lors des ateliers EOS et l’intelligence collective peuvent parfois conduire les équipes à interroger les pratiques existantes et à faire évoluer les procédures établies. 

#COMPRENDRE POUR MIEUX AGIR

Une sensibilisation centrée sur le métier ne consiste pas à multiplier les connaissances ou à faire mémoriser davantage de consignes. Elle vise avant tout à préparer les équipes à faire face aux situations auxquelles elles peuvent réellement être confrontées.

C’est pour cette raison que les approches participatives et immersives trouvent pleinement leur place dans les démarches de prévention : elles permettent de tester, d’interroger les automatismes et de construire des réflexes dans un environnement sécurisé.
Retrouvez notre article sur les biais cognitifs.

Chez EOS, cette démarche permet de concevoir des expériences adaptées à de nombreux enjeux sur la perception du risque, les biais cognitifs, les facteurs humains, la prise de décision ou encore l’analyse des facteurs à l’origine d’un accident. 

Et si la sensibilisation la plus efficace était celle qui ressemble au travail ?
Parce qu’en prévention, sensibiliser efficacement ne consiste pas uniquement à évoquer le métier avec les équipes.
C’est partir de leur réalité professionnelle pour leur parler de leur métier.